Un vol avec violence commis au Night and Day à Dinant: «Une scène de guerre»

La vendeuse n’y travaillait que depuis trois jours.
La vendeuse n’y travaillait que depuis trois jours. - GSV

L’homme s’est rendu une première fois dans le commerce à 22h08 et y est retourné à 23h31, le 7 octobre 2021. Lors de son second passage, il s’en est violemment pris à la vendeuse de 22 ans pour s’emparer de 500 euros. L’homme a également tenté de se faire remettre le code du coffre-fort.

« Une scène de guerre de trois minutes », a commenté le parquet de Namur. L’homme a éclaté une bouteille de bière de 75 cl au visage de la victime. Il lui a ensuite mis vingt-six coups de poing, trois coups de pied, un coup de genou et a tenté de l’étrangler.

« Je n’en reviens pas qu’elle soit toujours là. Si elle meurt, personne ne conteste l’intention homicide. Malgré tout ce qu’elle a subi, elle a eu le bon geste pour activer l’alarme hold-up », a ajouté le ministère public.

Elle travaillait depuis 3 jours

La victime a souffert d’une incapacité de travail de plus de quatre mois. Elle travaillait dans ce magasin depuis trois jours lorsqu’elle a été agressée.

Parmi les parties civiles figure également la société, membre du groupe Night&Day. « Un groupe qui existe depuis plus de 25 ans et qui compte une centaine de magasins et près de 400 travailleurs. Des agressions et des cambriolages, ils en connaissent énormément. Mais c’est la première fois avec une telle violence. Les 400 travailleurs du groupe attendent beaucoup de la décision judiciaire qui sera rendue afin de renforcer leur sentiment de protection », a expliqué l’avocat.

« Rien de prémédité »

Le prévenu a déjà été condamné à sept reprises par un tribunal correctionnel pour des faits de vol, vol avec violence, extorsion, menaces, détention d’armes et coups et blessures. Il se trouve en état de récidive légale.

« Je voulais me rendre à l’abri de nuit de Jambes ce soir-là, mais il était fermé. Je me suis alors rendu chez une connaissance à Dinant où l’on a consommé de l’alcool et de la drogue. Je suis retourné dans ce commerce pour acheter à boire. Il n’y avait rien de prémédité. Je ne sais pas pourquoi je suis passé à l’acte », a-t-il expliqué.

L’avocate du prévenu a demandé au tribunal de trouver « le juste milieu » dans la peine à prononcer. Jugement le 13 juillet.

BELGA

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Dinant (prov. de Namur)Namur (prov. de Namur)Jambes (c.f. Namur)

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo

Notre sélection vidéo
Aussi en Faits divers