Sébastien Loeb remporte le rallye Monte-Carlo à 47 ans !

Sébastien Loeb remporte le rallye Monte-Carlo à 47 ans !
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Sébastien Loeb a signé un nouveau retour gagnant en championnat du monde des rallyes ! Trois bonnes années après avoir fait une première fois fait sensation en remportant (à 44 ans et 8 mois) le rallye d’Espagne au volant d’une Citroën qu’il venait de reprendre en main, le nonuple champion du monde a triomphé dans la Principauté pour la 8e fois, au volant d’une Ford cette fois, rejoignant son rival Sébastien Ogier au sommet du tableau d’honneur du rallye mondial le plus prestigieux de la saison.

Ogier était solidement en tête le samedi

En tête de l’épreuve vendredi soir, après s’être montré le plus rapide dans quatre des six spéciales du jour, celui qui fêtera son 48e anniversaire le 26 février prochain a ensuite subi la domination de Sébastien Ogier, beaucoup plus en verve au cours de la journée de samedi, à l’image d’une Toyota devenue plus performante et constante. Rusé, celui qui a succédé à Loeb au sommet du palmarès mondial (8 titres), avait également copié un choix de pneus audacieux de son rival pour aborder la dernière spéciale de cet avant-dernier jour et en profiter pour distancer le pilote Ford d’une bonne vingtaine de secondes.

Coup de tonnerre le dimanche

Las, dans l’avant-dernière spéciale de cette ultime étape, Ogier a subi une crevaison qui lui a fait perdre 34 secondes et la tête de l’épreuve. Relégué à 9,5 secondes de Loeb au départ de la power stage, Ogier a d’autant moins pu inverser la tendance sur les 14 derniers kilomètres qu’il a pris une pénalité de 10 secondes pour avoir volé le départ ! Le Gapençais était désolé : « Il y avait un son étrange au moteur et j’étais un peu distrait sans doute », plaidait le Gapençais, qui allait ensuite se plaindre des pneus qui avaient provoqué sa perte, une spéciale plus tôt. « Je pense que je peux garder la tête haute, mais on sait qu’avec Pirelli, ce genre de chose arrive. Mais bon, je dois saluer le beau travail de l’équipe pour ce début de saison. Bravo à elle. »

Loeb : « Je ne m’attendais pas à ça »

Quant Sébastien Loeb, qui ne savait pas que son rival avait pris une pénalité avant le départ, il bondissait de sa voiture en demandant à ses fans si « c’est bon, on a gagné ? » Eh oui, ils ont finalement gagné avec 10,5 secondes d’avance sur Ogier. « Je me sens très heureux à la suite de cette victoire », confiait Sébastien Loeb. « Je ne m’attendais pas à ça évidemment. On a vécu une grande bagarre, et c’est une belle victoire je pense. »

Loeb encore un peu plus dans l’histoire

En s’imposant pour la 8e fois en Principauté – comme Ogier l’avait fait l’an dernier -, et en engrangeant son 80e succès en championnat du monde, Sébastien Loeb – accompagné sur ce rallye pour la première fois par Isabelle Galmiche – est encore entré un peu plus dans l’histoire. L’Alsacien est devenu à 47 ans et 10 mois le plus vieux vainqueur d’une épreuve mondiale.

Le précédent record en la matière était détenu par le Suédois Björn Waldegard, victorieux en 1990 du rallye Safari du Kenya à 46 ans et cinq mois. Le Mondial des rallyes, qui entame sa 50e saison cette année alors que le Monte-Carlo vivait sa 90e édition ce week-end, ne pouvaient pas rêver plus beaux cadeaux d’anniversaire.

Neuville, 6e : « J’ai tout donné »

De son côté, Thierry Neuville ne pouvait que se réjouir d’avoir rejoint l’arrivée de ce rallye Monte-Carlo qui s’est mué en véritable chemin de croix pour notre compatriote ainsi que pour l’ensemble de l’équipe Hyundai, clairement à la traîne derrière Ford et Toyota dont les nouvelles voitures hybrides semblent résolument mieux nées que la i20 Rally1.

Accablé par les soucis dès le départ, Thierry Neuville se sera distingué dimanche, en signant dans la 2e spéciale du jour le premier meilleur temps de l’histoire de la Hyundai hybride, le seul aussi ; maigre consolation à une épreuve vraiment difficile… « J’ai tout donné ! », s’est contenté de déclarer à l’arrivée de la dernière spéciale, non sans avoir poussé un gros soupir de soulagement une fois la dernière ligne d’arrivée franchie.

Sursaut énergique nécessaire chez Hyundai !

Les équipiers de Neuville, Ott Tanak et Oliver Solberg, n’ont même pas rejoint l’arrivée. Le premier après avoir été mis hors-course samedi, alors qu’il avait subi deux crevaisons et n’avait pris qu’une roue de secours (on ne peut pas rouler à plat sur le parcours routier) ; le second dimanche matin, car après avoir inhalé des gaz d’échappement dans sa voiture au cours des deux dernières journées, il ne sentait vraiment pas bien. Samedi, il avait déjà subi une sortie de route après avoir été étourdi par ces maux de tête. Une reprise en main énergique s’annonce plus que nécessaire dans le camp coréen qui, déjà à la traîne derrière Toyota depuis deux ans, s’est pris un fameux coup sur la cafetière, cette fois asséné par Ford.

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