Jusqu’à 12 mois pour vente et détention de drogue dans le Namurois: «On se dépannait»

Une prévenue vendait notamment de l’ecstasy.
Une prévenue vendait notamment de l’ecstasy. - DPA

Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé ce vendredi des peines allant jusqu’à 12 mois de prison ferme à l’encontre de deux prévenus, parmi un nombre de neuf personnes provenant du milieu festif namurois qui étaient poursuivies pour vente et détention de drogue en 2018 et 2019. Le tribunal n’a pas retenu la prévention d’association de malfaiteurs qui leur était imputée par le ministère public.

D’après des informations policières, une prévenue vendait de la cocaïne, du LSD, de l’ecstasy et de la kétamine. Une perquisition menée chez son fournisseur présumé a permis de saisir 113 pilules d’ecstasy cachées dans la hotte de la cuisine, 3.000 euros, une balance et des sachets de conditionnement.

«Trois clients ont été identifiés grâce à l’analyse de nombreux messages. Tous ont reconnu son rôle de dealer», indiquait le parquet de Namur.

Un prévenu a déclaré à l’audience: «J’étais un gros consommateur. Ces pilules étaient ma consommation personnelle.»

Il a admis avoir fourni son amie en stupéfiants, mais pas dans le cadre d’une association. Sa compagne de l’époque aurait aussi servi d’intermédiaire avec certains clients. «Nous étions tous amis et nous nous dépannions mutuellement, cela n’avait rien à voir avec du trafic, on se rendait service et on faisait des échanges», a-t-il soutenu. Dans le cadre de l’enquête, six autres personnes ont été identifiées et étaient poursuivies pour vente de cannabis, essentiellement.

Deux prévenus écopent de 12 mois de prison ferme. Des peines de travail variant entre 100 et 300 heures ont été prononcées pour les sept autres. Tous les prévenus devront s’acquitter d’une amende de 1.000 euros.

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