Jusqu’à 6 mois avec sursis pour non-assistance à Dorian, le jeune Fossois torturé

Dorian avait été torturé en juin 2019.
Dorian avait été torturé en juin 2019. - D.R.

Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé ce jeudi une peine de travail de 100 heures à l’encontre d’un homme poursuivi pour non-assistance à personne en danger, la nuit du 24 au 25 juin 2019 à Fosses-la-Ville.

Une peine de six mois assortie d’un sursis de trois ans a par ailleurs été prononcée par défaut à l’encontre d’un second prévenu poursuivi pour la même prévention.

Ces deux garçons étaient présents la nuit durant laquelle Dorian, un jeune homme 19 ans, a été torturé et séquestré durant près de deux heures par plusieurs personnes qui l’accusaient d’avoir imposé des relations sexuelles non-consenties à celle qui était sa petite amie. L’un des deux prévenus était hébergé par Dorian la nuit des faits. «Il était là, il a vu beaucoup de choses, est sorti plusieurs fois de la maison et a eu sa copine au téléphone mais il n’a prévenu personne», précisait le parquet de Namur.

Le second prévenu, qui faisait défaut, est quant à lui arrivé plus tard sur place. Il n’a pas participé aux faits de torture mais n’est pas non plus intervenu pour porter secours. «Il a vu certaines scènes. Il avait la possibilité de faire quelque chose comme appeler la police mais il n’a posé aucun geste actif», poursuivait le ministère public.

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