Des coups à sa compagne et ses enfants à Beauraing: «Il fonctionnait comme un tyran»

Sa compagne a notamment été humilée.
Sa compagne a notamment été humilée. - SP/PHOTO PRETEXTE

Le tribunal correctionnel de Dinant a entamé ce mercredi le procès d’un homme poursuivi pour des faits de coups simples commis à l’égard de sa compagne et de ses deux filles entre 2015 et 2016 à Beauraing.

Dix faits graves ont été énumérés et décrits par la victime durant l’enquête. «Vous la frappiez, lui tiriez les cheveux, l’étrangliez et l’humiliez en permanence», a précisé le président. Ce dernier a indiqué que le prévenu «fonctionnait comme un tyran qui portait des coups quand il n’obtenait pas ce qu’il voulait.»

Des coups auraient également été portés aux deux jeunes filles de sa compagne. Sur la plus jeune, il utilisait également des méthodes éducatives sévères, militaires. Il l’obligeait notamment à remonter les escaliers lorsqu’elle ne les montait pas en un maximum de trois secondes, il mangeait devant elle alors qu’elle était privée de dessert ou l’obligeait parfois à rester assise plusieurs heures sur son lit.

Le prévenu a contesté l’ensemble des faits. Il est, selon lui, victime d’une vengeance. Il est pourtant connu de la justice pour des faits similaires et a notamment écopé de quatre ans de prison ferme, en 2019, pour des coups sur sa compagne de l’époque et pour avoir maltraité cinq enfants, dont un de 21 mois, en 2013 et 2014. Ce dernier était passé à deux doigts de la mort.

Dans ce contexte, la défense pourrait plaider l’absorption de peine. Dans cette hypothèse, le parquet de Namur a requis une peine complémentaire d’un an de prison. Le dossier sera à nouveau abordé par le tribunal correctionnel après la réalisation d’une expertise mentale du prévenu et d’une expertise de qualification.

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