Zemmour blessé au poignet lors de son discours, il aura 9 jours d’ITT

Zemmour blessé au poignet lors de son discours, il aura 9 jours d’ITT
AFP

Ce dimanche 5 décembre, Eric Zemmour a dénoncé le « grand déclassement » et le « grand remplacement » du pays, à son premier meeting au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis) marqué par des tensions et des violences.

« La prochaine élection présidentielle devait être une formalité (…) mais un petit grain de sable est venu gripper la machine », a affirmé le candidat d’extrême droite aux partisans qui agitaient des drapeaux tricolores et scandaient « Zemmour président » ou « on est chez nous ».

Il a fustigé « le mondialisme », « le vivre-ensemble » et « l’immigration de masse ».

Eric Zemmour a contesté être « fasciste », se disant « le seul à défendre la liberté de penser », ou être « misogyne » en rendant hommage à sa mère qui lui a « transmis un amour immodéré de la France ». Il a souligné « le lien » entre l’immigration venue « de l’autre côté de la Méditerranée et les menaces qui pèsent sur les femmes ».

Il s’est aussi défendu d’être « raciste » alors qu’il veut « défendre un héritage ».

Blessé au poignet

Avant de prononcer son discours, Eric Zemmour a été blessé par un candidat, qui lui a agrippé le poignet. Selon les informations de BFM TV, il a neuf journées d’ITT (incapacité temporaire de travail) et va porter plainte.

Le candidat déclaré officiellement mardi a salué le « courage » de ses troupes alors que « la meute est désormais lancée à (s)es trousses ». « Mes adversaires veulent ma mort politique, les journalistes veulent ma mort sociale, et les djihadistes veulent ma mort tout court ». Mais « ils ont fait l’erreur de me désigner comme leur ennemi. Ils sont en fait nos meilleurs alliés ».

« Prêt à prendre les manettes »

Dans un discours d’une heure trente, il s’est dit « prêt à prendre les manettes » du pays pour répondre à deux « craintes » qui « hantent les Français », « celle du grand déclassement avec l’appauvrissement des Français, le déclin de notre puissance et l’effondrement de notre école et celle du grand remplacement avec l’islamisation de la France » et « l’immigration de masse ».

Il a promis une « immigration zéro », la « réindustrialisation » de la France, et encore de « chasser » dans les écoles « le pédagogisme, l’islamo-gauchisme et l’idéologie LGBT ».

Eric Zemmour, dont le calendrier était calqué sur le congrès des LR, a attaqué la nouvelle candidate de LR Valérie Pécresse qui, comme son « mentor » Jacques Chirac, « promettra tout et n’obtiendra rien ».

Saluant son « ami » Eric Ciotti, finaliste du congrès LR, il a souhaité « rendre le droit de vote aux électeurs du Front national » et « rendre la droite aux électeurs de LR ».

Il a aussi attaqué Emmanuel Macron --«nous remplacerons le petit Macron par la grande nation »-- et « ce système dont il est le porte-drapeau ».

Sur Twitter, l’ex-numéro deux de LR Guillaume Peltier s’est demandé « comment rester insensible au discours pour la France d’Eric Zemmour ». « Un seul adversaire, Emmanuel Macron ; un seul objectif, réparer la France ; un seul moyen, unir tous les électeurs de droite, avec Les Républicains », a ajouté ce soutien d’Eric Ciotti au congrès de LR.

Il s’est attiré aussitôt les foudres de nombre de ses camarades de droite, qui l’ont appelé à ne pas « tomber dans ce piège » tendu par le candidat d’extrême droite.

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