Kostas Laifis a dû ronger son frein: «Jamais connu une telle blessure»

Un discours déclamé de manière feutrée, mais avec fermeté. Comme un patron...
Un discours déclamé de manière feutrée, mais avec fermeté. Comme un patron... - Belga

Les Buffalos. De beaux bébés, comme on dit. Une équipe qui aime imposer son physique, dans toutes les zones du terrain.

Pour les contrer, il faut leur rentrer dans le lard, et se faire respecter. Kostas Laifis en est capable. Sans faire de bruit, car le défenseur est d’une timidité presque maladive. Un total contraste avec l’aura qu’il dégage sur les terrains. Et le sourire qui est enfin de retour sur son visage, après une blessure au quadriceps. « Un truc bizarre, que je n’avais jamais connu auparavant. Je pensais être sur pied en trois semaines mais j’ai été obligé de repasser par la case soins. J’ai rechuté une seconde fois, de quoi me frustrer un maximum. Car être écarté aussi longtemps des terrains constitue une nouveauté pour moi. J’ai donc rongé mon frein ».

Mais il est de retour, depuis le déplacement au Club de Bruges. Avec, à la clef, un point synonyme d’espoir, parce qu’il aura été glané à la sueur des fronts. « Nous jouons davantage en équipe, avec une entraide mutuelle. Tout n’est pas parfait, et il nous reste beaucoup de boulot mais nous avançons, calmement. La victoire contre Eupen a fait du bien, même si le stress était palpable en fin de rencontre. C’est normal quand tu touches au but, celui que tu cherches depuis de longues semaines. La confiance remonte, à tous les niveaux ».

Un calendrier chargé

Des esprits apaisés, mais pas encore totalement revigorés. Car ils ont été fortement touchés, notamment chez les jeunes pousses du noyau. « Ils ont commis des erreurs, et ils en feront encore. Comme tout le monde. Mais nous sommes plusieurs à pouvoir les encadrer, les guider. Quand j’étais sur la touche, je ne savais pas intervenir. Sur le terrain du moins. Mais désormais, je m’efforce d’apporter les conseils dont chacun a besoin ».

Car Kostas est un routinier à Sclessin. Un homme qui connaît la musique et la maison. Dans ses fondements. « Je crois en l’équipe, et ses qualités. Mais rien ne se fera du jour au lendemain, parce que le chemin qui nous attend est très long. Step by step ».

Y aller étape par étape, en commençant par un déplacement à Gand, un adversaire qui aura beaucoup voyagé durant la semaine. « Je n’accorde pas d’importance à cela. Oui, les Buffalos auront des kilomètres dans les jambes mais je suis convaincu qu’ils seront au rendez-vous contre nous. Car c’est une forte équipe, avec des qualités athlétiques, aussi bien offensives que défensives. Une partie très difficile nous attend mais nous le savons. En fait, ce match constitue un vrai test, pour se situer, et voir notre évolution. Le Standard ne tourne pas au régime que nous voudrions, à nous de changer les choses ».

Au cours d’un calendrier qui s’annonce dantesque d’ici la trêve hivernale. Du pain sur la planche, tant en championnat qu’en Coupe. « C’est le moment de montrer ce que nous avons dans le ventre. Ces semaines doivent être à nous, pour retrouver le statut qui nous correspond ».

Un discours déclamé de manière feutrée, mais avec fermeté. Comme un patron, ce que Kostas est devenu au fil des années. « Je ne suis plus le capitaine, c’est Arnaud. Cela ne change rien au fait que je reste là pour l’équipe. Tout le temps… »

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