Tests Covid et arrivée de l’automne: un vrai défi pour les médecins

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Une médecin généraliste d’Edegem (province d’Anvers) a adressé plus tôt dans la journée une lettre ouverte au ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, pour demander une révision urgente de la politique de dépistage actuelle. Aujourd’hui, toutes les personnes présentant des symptômes peuvent aller se faire tester chez leur médecin généraliste, mais avec la présente vague automnale de rhumes, ces derniers se retrouvent bien vite débordés. Ils n’ont plus le temps de prester d’autres actes médicaux.

Un problème et des inquiétudes que reconnaît le virologue flamand, des propositions de système alternatif étant déjà à l’ordre du jour, selon lui. « Par exemple, une application mobile sur laquelle les gens remplissent leurs symptômes et reçoivent ensuite un code pour se faire tester. Cela pourrait se faire chez le pharmacien, par exemple, comme cela se fait déjà dans d’autres pays », a-t-il expliqué.

Rien qui n’empêche cependant le porte-parole de Sciensano de continuer à recommander aux personnes présentant des symptômes légers de rhume de faire très attention. « Il faut toujours rester conscient qu’il peut s’agir du coronavirus. Alors, travaillez depuis la maison, portez un masque, évitez le contact avec les personnes vulnérables, etc. », a-t-il répété.

Lors de son allocution, Steven Van Gucht est également revenu sur le CST instauré depuis vendredi (aujourd’hui) à Bruxelles. « Le Covid Safe Ticket ne rend pas les événements totalement ’safe’, et n’offre pas une garantie à 100 % de ne pas être infecté », a-t-il réagi, expliquant que le risque zéro n’existe pas, surtout dans des lieux où toutes les mesures sanitaires seront de facto mises de côté.

Mais au-delà de limiter les risques, Steven Van Gucht a également fait part de son espoir de voir l’instauration du CST motiver la population à se faire vacciner, en particulier chez les jeunes.

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