Bruxelles prépare l’introduction du Covid Safe Ticket à partir du 1er octobre

Bruxelles prépare l’introduction du Covid Safe Ticket à partir du 1er octobre
Belga

Les chiffres relatifs à l’évolution de la situation sanitaire continuent à donner des signes d’inquiétude à Bruxelles.

Pour y faire face, l’option de l’élargissement du Covid Safe Ticket à différents secteurs, dont la restauration, l’événementiel et les discothèques, est fortement envisagée à Bruxelles, ce qui passe par un accord de coopération entre entités.

Cet accord de coopération sera soumis pour approbation aux parlements régionaux.

Selon Alain Maron, le parlement bruxellois se verra soumettre parallèlement un projet d’ordonnance de mise en œuvre (ndlr: qu’il a été chargé de préparer par ses collègues du gouvernement régional).

Ces textes doivent être soumis au Conseil d’État pour avis avant d’être présentés au parlement.

Entre-temps, des consultations sont menées avec les secteurs concernés, a indiqué Alain Maron.

Le Codeco valide l’accord de coopération

Le gouvernement fédéral et les exécutifs des entités fédérées ont validé jeudi, lors d’un comité de concertation électronique, l’accord de coopération prévoyant l’élargissement du Covid Safe Ticket, annonce le cabinet du Premier ministre Alexander De Croo.

Le texte doit encore passer par le Conseil d’État et par les parlements des différentes entités. L’objectif reste une entrée en vigueur au 1er octobre.

Certains politiques réfléchissent aussi au coronapass pour certaines villes flamandes

«Si les différences entre communes continuent à se creuser, le Covid Safe Ticket pourrait être une piste intéressante pour offrir plus d’autonomie aux communes», fait ainsi valoir jeudi la députée flamande Katrien Schryvers (CD&V, majorité).

Même si le taux de vaccination en Flandre est aujourd’hui bien plus élevé qu’à Bruxelles, la députée estime en effet que l’outil ne doit pas être d’emblée écarté pour la Flandre, notamment en raison du taux de vaccination inférieur à 70% constaté dans certaines communes du nord du pays.

Cette ouverture du CD&V envers un recours au Covid Safe Ticket en Flandre a d’ailleurs reçu le soutien de l’opposition Vooruit.

«La situation en Flandre n’est pas partout la même», note ainsi le député Hannes Anaf. De plus, «avec l’introduction du Covid Safe Ticket à Bruxelles, les communes (flamandes) limitrophes pourraient voir arriver sur leur territoire une série de personnes non-vaccinées qui pourraient y mettre la santé d’autres en danger», fait valoir l’élu socialiste.

La demande vient aussi de certains acteurs de la société civile flamande. Ainsi, la Vlaams Patiëntenplatform plaide pour qu’un coronapass soit imposé à tous les visiteurs dans les hôpitaux et maisons de repos de Flandre.

L’idée est toutefois loin de faire l’unanimité, notamment dans les rangs libéraux flamands.

Bart Somers, le ministre flamand de l’Intérieur, comprend que le coronapass soit envisagé à Bruxelles vu son plus faible taux de vaccination. Mais pour la Flandre, il estime l’outil inutile.

«Nous avons beaucoup fait en Flandre en faveur de la campagne de vaccination et nous avons un taux de vaccination incroyablement élevé. Nous pouvons en être fiers. Comme notre stratégie a fonctionné, il faut à présent laisser aux gens la possibilité de vivre une vie la plus normale possible. Nous n’avons pas besoin en Flandre d’une «société du pass (sanitaire)», estime M. Somers qui assure que l’ensemble du gouvernement flamand est sur cette même ligne.

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