Edito - Belmondo: magnifique comme un bonjour…

Editorial
Edito - Belmondo: magnifique comme un bonjour…

Cette réplique célèbre de Jean-Paul Belmondo à Richard Anconina dans « Itinéraire d’un enfant gâté » de Claude Lelouch, est sans doute celle qui cerne le mieux la dimension humaine de l’acteur. Belmondo, c’était un personnage à mille facettes : l’homme de théâtre, l’acteur engagé dans le cinéma d’auteur, le visage classieux de la Nouvelle vague, le cascadeur, le roi du box-office, le séducteur un peu bling-bling, le sportif, le comique et puis encore l’amoureux de la scène au crépuscule de sa carrière. Mais Belmondo, pour tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, c’était avant tout une personnalité terriblement simple, joviale et attachante. Sa popularité, il la devait à son jeu d’acteur, à son second degré, à sa spontanéité, mais aussi à la grande qualité de ses relations, aussi bien dans le monde du cinéma qu’auprès de ses fans. Au début des années 90, il avait rôdé son Cyrano de Bergerac sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Ces quelques semaines avec Bébel, les Carolos s’en souviennent encore. Ce monstre sacré du cinéma n’avait refusé aucun autographe, aucune photo, aucune invitation. Il avait visité les restos, les bars et fait la fête avec le personnel du théâtre, loin des dîners mondains parisiens. Il avait si bien appris à dire bonjour qu’on n’a jamais imaginé qu’un jour, il faudrait lui dire au revoir…

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