Mauvaise nouvelle pour votre portefeuille: l’inflation est en hausse dans notre pays

Mauvaise nouvelle pour votre portefeuille: l’inflation est en hausse dans notre pays
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Au deuxième trimestre 2021, l’inflation totale en Belgique a fortement progressé pour s’établir à 2,4 % (0,8 % au premier trimestre 2021), soit son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2018 (2,8 %), peut-on lire dans le deuxième rapport trimestriel 2021 de l’Observatoire des prix.

Cette progression de l’inflation totale s’explique par une importante hausse des prix pour les produits énergétiques (+18,3 % en moyenne sur un an), alors que ceux-ci étaient en forte chute en 2020 (-11,0 %), et n’affichaient qu’une faible inflation au premier trimestre 2021 (+0,4 %). Malgré son poids limité dans le panier de consommation (9,6 %), l'énergie a apporté la plus grande contribution à l'inflation totale au cours du trimestre sous revue, soit 1,59 point de pourcentage.

Hausse plus modérée chez nos voisins

L’inflation totale moyenne de nos principaux voisins (Allemagne, France et Pays-Bas) a connu une hausse plus modérée au second trimestre 2021 à 2,0 % (contre 1,5 % lors du premier trimestre 2021). L’inflation totale en Belgique (2,4 %) s’est donc révélée légèrement supérieure à celle des pays voisins (2,2 % pour l’Allemagne, 1,8 % pour les Pays-Bas et 1,8 % également pour la France), alors qu’elle demeurait plus faible en Belgique que dans chacun des pays voisins au trimestre précédent.

L’écart d’inflation totale (0,37 point de pourcentage en défaveur de la Belgique) résulte uniquement d’une inflation largement supérieure en Belgique pour les produits énergétiques, en raison entre autres du faible niveau des taxes sur le mazout de chauffage et le gaz de sorte que les variations du prix sous-jacent des matières premières se reflètent directement et de manière significative dans les prix à la consommation.

En Belgique, l’inflation des produits énergétiques donca poursuivi sa progression, passant de 8,7 % en mars à 18,8 % en juin. Cette progression de l’inflation s’explique principalement par le niveau des prix de l’énergie particulièrement bas au second trimestre 2020, en raison de la forte chute du prix du pétrole (pour rappel, cette forte chute a débuté en mars 2020, impactant le prix des différents produits énergétiques).

Depuis le troisième trimestre 2020, le prix du pétrole a connu une très forte remontée, avec des conséquences directes ou indirectes sur le prix des différents produits énergétiques.

Au second trimestre 2021, le cours du pétrole a retrouvé son niveau d’avant la crise, et les prix à la consommation des produits énergétiques ont ainsi progressé en moyenne de 18,3 % sur une base annuelle (contre 0,4 % au premier trimestre 2021).

Cette inflation s’explique par une envolée des prix des combustibles liquides, des carburants et du gaz, et dans une moindre mesure de l’électricité.

Baisse des prix des produits alimentaires sur un an

Au second trimestre 2021, le rythme de progression des prix à la consommation des produits alimentaires a à nouveau ralenti pour s’établir à 0,2 %, contre 0,8 % au trimestre précédent (pour rappel, l’inflation pour ce groupe de produit s’élevait à 3,2 % au deuxième trimestre 2020). Il s’agit de la plus basse inflation pour ce groupe de produits depuis le quatrième trimestre 2014.

Les produits alimentaires non transformés ont même vu leurs prix chuter davantage sur un an, soit de -3,1 % (contre une inflation négative de -1,4 % au trimestre précédent). Les prix ont en effet diminué sur un an pour la viande (-0,2 %), les légumes (-4,8 %), et encore plus fortement pour les fruits (-7,0 %). Cependant, les prix des fruits et légumes au deuxième trimestre 2021, tout comme au trimestre dernier, ne sont pas particulièrement bas (ils correspondent à la moyenne du trimestre pour la période 2017-2020), mais ce sont les prix de 2020 qui ont atteint des niveaux élevés et qui expliquent donc cette inflation négative. Par ailleurs, l’inflation pour les poissons et fruits de mer a ralenti (+0,8 %, contre +3,5 % au trimestre passé).

Les prix des produits transformés ont pour leur part augmenté de 1,1 % sur un an (contre 1,3 % au trimestre précédent), en raison principalement du tabac dont les prix ont connu la plus forte inflation dans ce groupe de produits (+8,9 %, à la suite de la hausse des accises en janvier 2021). En excluant l’alcool et le tabac, l’inflation pour les produits transformés est même négative (-0,7 %).

L'inflation a également augmenté au cours de cette même période pour les biens industriels non énergétiques (de 0,1 % à 0,4 %) et les services (de 1,3 % à 1,4 %), mais dans une bien moindre mesure.

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