LGBT: le jeu très dangereux de l’UEFA

Editorial
LGBT: le jeu très dangereux de l’UEFA

Cela s’appelle botter en touche. Un geste peu glorieux en foot, quand les défenses sont aux abois et que la maison brûle.

Dans la vie de tous les jours, l’expression stigmatise la lâcheté et un manque flagrant de courage. Et en interdisant à la ville de Munich d’illuminer son stade de foot aux couleurs de l’arc-en-ciel LGBT, l’UEFA a envoyé un message trouble et indigne à la société civile.

Car le choix des Allemands n’était pas anodin : afficher les couleurs de l’arc-en-ciel lors de la venue de la Hongrie, c’est une manière de lancer un signal fort au Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui mène une politique clairement homophobe et hostile à la diversité.

Bien sûr, l’UEFA se retranche derrière la volonté historique du monde sportif de ne pas mélanger sport et politique. Mais que fait l’UEFA si ce n’est de la politique en ayant tenté, en vain, de délocaliser les derniers matches de l’Euro de Londres vers Budapest ? La politique s’est déjà largement invitée dans les stades lors de cet Euro : via les gestes d’hommage au Black Lives Matter, ou via le brassard LGBT porté par le gardien allemand Emmanuel Neuer contre le Portugal, au grand dam de L’UEFA.

Il faut dire que sur le terrain de l’hypocrisie et de la complaisance avec des régimes « autoritaires », l’UEFA n’a de leçon à recevoir de personne. Quand on mène des campagnes avec des stars du ballon rond pour demander le « Respect » et promouvoir la lutte contre le racisme, on ne ferme pas les yeux face à ceux qui, comme samedi à Budapest, ont lancé des cris de singe vers les joueurs français…

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