L’accusé a dit qu’il avait de la haine contre son oncle, tué à Anderlecht en 2019

Daniel Vander Meuter.
Daniel Vander Meuter. - Facebook

«Monsieur Braeckmans m’a expliqué qu’il ressentait de la haine à l’égard de cet oncle qu’il a tué et qu’il faisait des rêves, en particulier un rêve récurrent durant un an, de mort au couteau de son oncle. Il a déclaré : «je rêvais que je tuais puis que je prenais cette chaîne [volée à la victime] et que je m’en débarrassais pour acheter de la cocaïne, ce que j’ai fait"», a exposé le médecin psychiatre.

«Il m’a relaté qu’il s’était rendu chez son oncle et que celui-ci l’avait rabaissé. Il a dit avoir vu rouge, disant s’être senti humilié. Il a déclaré : «j’ai rééprouvé cette haine contre lui de m’avoir repoussé"», a poursuivi l’expert.

En ce qui concerne la personnalité de l’accusé, le psychiatre a relevé qu’elle est marquée par sa consommation de drogue depuis plusieurs années. «Il y a une forme d’abolition relative de la personnalité du consommateur derrière le produit», a-t-il dit. Selon lui, l’accusé peut présenter un danger social en raison de sa consommation de cocaïne et de la recherche de moyens financiers pour parvenir à s’en procurer.

Anthony Braeckmans, âgé de 51 ans, est accusé du meurtre de son oncle, Daniel Vander Meuter. L’ancien artisan joaillier, âgé de 89 ans, avait été découvert mort chez lui, rue Homère à Anderlecht, le 6 octobre 2019, par son petit-fils. Il avait reçu un coup de couteau dans la gorge.

Il est apparu, dès l’enquête de voisinage et les premières auditions des proches de la victime, que la relation de Daniel Vander Meuter avec son neveu, Anthony Braeckmans, s’était détériorée ces dernières années à la suite de délits commis par ce dernier dans le cadre d’un trafic de drogue, pour lesquels l’accusé a écopé de peines de prison. Par ailleurs, Anthony Braeckmans réclamait sans cesse de l’argent à son oncle, selon des témoins.

Anthony Braeckmans a été interpellé et privé de liberté le jour de la découverte du corps, en vue d’être auditionné. Il a été relaxé ensuite. Puis il a encore été réentendu par les enquêteurs cinq jours plus tard. Lors de ces deux auditions, il a nié les faits.

Le quinquagénaire a été entendu une troisième fois début décembre 2019 et confronté cette fois à l’analyse d’images de caméras de vidéo-surveillance le montrant à Anderlecht peu avant et peu après les faits, le 5 octobre 2019, ainsi qu’à l’enquête de téléphonie permettant le même constat. Il a ensuite été inculpé par le juge d’instruction du chef de meurtre pour faciliter le vol et placé sous mandat d’arrêt.

Il est passé aux aveux en janvier 2020 et doit aujourd’hui répondre du meurtre de Daniel Vander Meuter, du vol d’une chaîne en or appartenant à la victime et de port d’une arme, en l’espèce un couteau de cuisine.

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