Mobilisation au CPAS d’Anderlecht pour dénoncer la surcharge de travail

Mobilisation au CPAS d’Anderlecht pour dénoncer la surcharge de travail
Photonews

Des personnes ont témoigné des difficultés causées par la surcharge de travail. De 60 à 70% du personnel des services concernés étaient mobilisés, mais ceux qui étaient en télétravail n’ont pas tous fait le déplacement, selon la CSC Services publics, qui estime le mouvement bien suivi.

«Cela fait des années qu’ils exigent de meilleures conditions de travail, mais il n’y a pas grand-chose qui bouge», observe Matthias Baert, délégué permanent CSC pour la commune et le CPAS. «Les assistants sociaux à Anderlecht doivent en général gérer 200 à 250 dossiers chacun, alors qu’en Wallonie, en Flandre ou dans d’autres communes bruxelloises, cela tourne dans les 130-140 dossiers. Comme la charge de travail est énorme, cela met en péril la qualité du service rendu aux citoyens. Beaucoup d’assistants sociaux ne restent qu’un an ou deux et s’en vont car ils auront moins de travail ailleurs et un salaire souvent plus intéressant. A Anderlecht, il n’y a pas le système de prime qu’il y a à Bruxelles-Ville et les barèmes dans les CPAS bruxellois sont plus bas que ceux en Wallonie et en Flandre. C’est parce que le CPAS d’Anderlecht n’est pas un employeur très attractif, qu’il y a une grande fluctuation du personnel. On n’arrive pas à garder les gens et on manque de personnel. On se retrouve dans un cercle vicieux. Je ne pense pas que le CPAS d’Anderlecht soit le pire de Bruxelles, mais je sais que la situation est meilleure dans beaucoup de CPAS bruxellois».

Il ajoute que le CPAS a vu augmenter le volume des demandes depuis un an avec la crise sanitaire.

Notre sélection vidéo
Aussi en L'ACTU DE BRUXELLES