Les opposants au projet Besix ont mené une action ce samedi à Namur

Marcel Guillaume.
Marcel Guillaume. - K.C.

Une enquête publique a démarré ce 9 juin, à Namur. Elle porte sur le projet mixte commerces-logements-bureaux porté par le groupe Besix sur le site du parc Léopold. L’enquête publique porte plus précisément sur le projet de PRU (pour Périmètre de Remembrement Urbain), une étape nécessaire car les lieux ne peuvent pas accueillir de logements à l’heure actuelle.

Les Namurois ont un mois pour se prononcer, jusqu’au 8 juillet. Et les opposants au projet de Besix n’allaient pas rater l’occasion de se faire entendre une nouvelle fois. Ce samedi, ils étaient par exemple au parc Léopold, pour recueillir un maximum de signatures de citoyens.

La récolte de signatures a bien fonctionné.
La récolte de signatures a bien fonctionné. - K.C.

« L’ampleur de la réponse des citoyens à l’enquête publique déterminera notamment la réaction du fonctionnaire délégué de la Région wallonne », explique Marc Guillaume, cheville ouvrière de la lutte contre le projet Besix. « Nous allons donc vers les gens avec une lettre type. Elle explique pourquoi on n’est pas d’accord avec ce projet de PRU, avec une série d’arguments environnementaux, sociaux, climatiques… C’est très synthétique et chaque personne peut aussi y ajouter ses propres arguments. »

Un projet alternatif

L’asbl Ramur, dont fait partie Marcel Guillaume, défend aussi un projet alternatif. « Cette variante laisserait les deux tiers du parc libre. » La récolte des signatures est également l’occasion de promouvoir cette alternative.

Une lettre-type pour faire savoir son opposition.
Une lettre-type pour faire savoir son opposition. - K.C.

Les opposants au projet Besix étaient sur place de 10h à 14h environ. « On a récolté 284 signatures. C’est au-delà de ce que j’espérais », affirme Marcel Guillaume. L’action de ce samedi n’est qu’une première étape. « Certains de nôtres iront chez les commerçants, d’autres sur leur lieu de travail… On va essayer d’être présent au marché ou à la brocante de Jambes. Notre espoir, c’est d’être plus nombreux pour pouvoir être présents à deux ou trois endroits en même temps. »

Car 284 signatures, c’est bien, mais Ramur en espère beaucoup plus. Le collectif souhaite se rapprocher des milliers de signatures récoltées à l’époque de la consultation populaire. « On veut avoir un résultat conséquent et parlant », reconnaît Marcel Guillaume, pour qui un fort soutien citoyen renforcera la position de Ramur.

Les opposants au projet mixe du square Léopold n’abandonnent pas, loin de là. « Ça fait longtemps qu’on se bat, certains sont fatigués. La période est aussi compliquée, avec l’épidémie. Mais si le PRU est adopté de façon définitive d’ici à la fin de l’année, je crains que la procédure pour le permis aille très vite. » Les travaux pourraient alors commencer l’année prochaine. « La dernière démarche citoyenne possible, c’est maintenant. C’est le dernier moment pour intervenir. »

Pour ceux qui partagent les convictions de Ramur, les infos sur les actions du collectif se trouvent sur la page Facebook de Ramur.

Christophe Halbardier

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