Signes convictionnels: Vervoort ne voit pas d’accord, DéFI menace de claquer la porte

Signes convictionnels: Vervoort ne voit pas d’accord, DéFI menace de claquer la porte
Belga

La question des signes convictionnels (la plaignante qui a obtenu gain de cause au tribunal du travail affirme avoir été discriminée à l’embauche pour son port du voile, entre autres) dans les services publics menace donc bien la majorité associant à Bruxelles les Verts, les socialistes, DéFI et les libéraux flamands.

Interrogé quant à lui sur La Première, le ministre-président Rudi Vervoort (PS) a justement rappelé que «si la question n’a pas été inscrite dans l’accord de majorité, ce n’est pas par distraction». Autrement dit: les partenaires n’avaient, à la suite des élections, pas vu de possibilité de consensus entre eux sur le port de signes convictionnels dans la fonction publique, et il y a peu de chance qu’un tel consensus puisse se dégager maintenant. «Je vais poser la question tout à l’heure», résume Rudi Vervoort, qui part du principe que la Stib devra, à la suite du jugement, modifier son règlement de travail.

«Un gouvernement fonctionne au consensus, et ici il n’y en a pas à la base», rappelle le socialiste. «S’il y a bien un niveau qui est pertinent» dans le débat sur la neutralité dans les services publics, «c’est celui du parlement, quitte à arriver à la définition d’une ordonnance-cadre», propose-t-il.

En début de semaine, la «patate chaude» a été renvoyée vers le gouvernement, le commissaire Open Vld de l’exécutif régional au sein de l’entreprise de transport public décidant de lui soumettre la décision du comité de gestion de la Stib de ne pas aller en appel de l’arrêt du tribunal du travail.

«Ce sont les administrateurs PS, Groen et Ecolo qui ont imposé de ne pas aller en appel», déplore François De Smet sur Bel RTL. Une décision «qui objectivement tient difficilement la route» quand on voit par exemple l’avis de l’avocat Marc Uyttendaele qui expose que l’arrêt est «mal construit et assimile toute politique de neutralité, quelle qu’elle soit, à de la discrimination», explique le président de DéFI. «Si nous n’arrivons pas à un accord (au sein du gouvernement, NDLR) à un moment, et si on a l’impression que le principe de neutralité des services de l’État n’est pas au rendez-vous, nous risquons d’avoir un problème de gouvernement, nous devrons réévaluer notre participation.»

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