Plus de 1.800 victimes de violences sexuelles au CPVS de Bruxelles depuis sa création

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La particularité du CPVS est d’offrir aux victimes, dans un même lieu, un soutien pluridisciplinaire immédiat par un personnel formé à la problématique du viol (un médecin légiste, une équipe de police, des psychologues et infirmiers), afin de diminuer les conséquences néfastes de cet événement traumatisant. Les preuves sont collectées et conservées pendant plusieurs mois afin de permettre à la victime de porter plainte par la suite. Grâce à ce dispositif, les patientes reçues dans les CPVS sont six fois plus nombreuses à porter plainte que celles qui n’y ont pas recours, selon un communiqué de Mme Schlitz.

La secrétaire d’État avait déjà visité le Centre de prise en charge des violences sexuelles de Gand, à l’occasion du 8 mars avec le Premier ministre Alexander De Croo, et celui de Liège le 7 mai dernier.

Les locaux bruxellois se trouvent pour leur part à proximité de l’hôpital Saint-Pierre. « En pensant le centre, l’idée était qu’il soit proche des urgences, mais pas dans ce service » pour favoriser l’accueil des victimes, a expliqué le Dr Christine Gilles. Cette disposition « permet aussi de donner une respiration aux équipes, pour qu’elles ne soient pas tout le temps confrontées la violence sexuelle », ajoute-t-elle.

Les trois premiers centres, à Bruxelles, Gand et Liège, ont ouvert en 2017. De nouveaux établissements seront inaugurés en 2022 à Charleroi, Anvers et Louvain, et d’autres suivront pour 2024, dotant, à terme, chaque province de son Centre de prise en charge des violences sexuelles.

« Je suis très fière de pouvoir présenter ces centres à Irene Montero qui se bat, elle aussi, contre les violences faites aux femmes. Nos dispositifs de prise en charge des victimes de violences sexuelles sont une référence dans toute l’Europe et la ministre Montero souhaiterait adopter cette approche dans chaque région espagnole », a déclaré Sarah Schlitz.

La visite de la secrétaire d’État et de son homologue espagnole est une forme de reconnaissance, a salué le Dr Gilles. « C’est chouette qu’elles soient venues et que l’on soit un modèle », a-t-elle réagi. « Tout n’est cependant pas rose », a-t-elle néanmoins nuancé. « Les équipes souffrent beaucoup, nous sommes en manque d’effectifs et d’espace. Avec plus de place, toutes les zones de police de Bruxelles pourraient être accueillies ». Le CPVS collabore actuellement avec la zone de police Pol Bru (Bruxelles Capitale-Ixelles) mais aimerait travailler avec l’ensemble des zones de police de la région bruxelloise.

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